Salem – Stephen King

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L’automne, les feuilles mortes, la dernière douceur du soleil, les plaids, les chocolats chauds, le cocooning…Et Stephen King ! J’ai choisi de découvrir un grand classique de l’auteur, Salem, qu’il considère comme un de ses meilleurs livres. Et je dois dire que, s’il n’a pas détrôné dans mon cœur Simetière au palmarès des livres de King les plus terrifiants, il est venu se glisser sur le podium pour la terreur glacée qu’il a su distiller en moi.

L’histoire

« Salem est l’un de mes meilleurs romans, l’un des plus effrayants aussi. Alors, éteignez la télévision, et parlons vampires dans la pénombre, je pense pouvoir vous faire croire en leur existence » Stephen King, juin 2005.

Le Maine, 1970. Ben Mears revient s’installer à Salem, dominée par Marsten House, propriété inhabitée depuis la mort tragique de ses propriétaires, vingt-cinq ans auparavant. Mais, très vite, il doit se rendre à l’évidence : il se passe des choses très étrange dans cette petite bourgade. Un chien est éviscéré, un enfant disparaît, et l’horreur s’infiltre, se répand, aussi inéluctable que la nuit qui descend sur Salem.

Mon avis

Si tu cherches une lecture pour Halloween, te voilà au bon endroit ! Je crois que le pire dans ce livre, ce qui m’a le plus terrifiée, c’est la progression des événements de façon souterraine, alors que l’illusion de la normalité, de la banalité, perdure un long moment. Les scènes de la vie quotidienne classique d’une petite ville, prépondérantes au début de l’histoire, alternent avec les chapitres indiquant que « quelque chose ne va pas ». Bien sûr, ce « quelque chose », va s’aggraver au fil des pages, mettant les nerfs du lecteur à rude épreuve, mais cette construction de l’histoire est vraiment frappante dans Salem.

Vous savez, ça m’a fait penser à ces témoignages de voisins de sérial killer qui disent toujours en substance la même chose « on n’a rien vu. C’était un bon voisin. Il disait toujours bonjour ! » Bref, Salem, c’est ça. Le mal progresse petit à petit, envahit tout, mais l’apparence de normalité perdure.

A cette ambiance délétère s’ajoute une question : Le mal peut-il s’enraciner à un endroit précis et perdurer dans le temps, n’attendant que la proie idéale qui lui servira de vecteur pour s’étendre, ou pire, attirant les être malfaisants et condamnant sans cesse la ville à être maudite ? y-a-t-il des vortex du mal ? Et plus précisément, les hommes ont-ils la capacité par leurs actions de créer des sources du mal qui perpétuent ?

Bien sûr, pour ajouter à l’horreur, l’auteur nous a concocté quelques personnages forts sympathiques, ce qui amène le lecteur à trembler en se demandant à quel moment le couperet mortel va s’abattre sur ses habitants préférés de Salem !

Comme à son habitude, Stephen King joue avec son lecteur comme le chat avec une souris. Une fois attrapé (c’est-à-dire après le premier paragraphe du premier chapitre), il ne le lâche plus, le faisant osciller entre terreur et espoir, révolte et résignation.

La construction de l’histoire, lente, progressive, puis s’accélérant dans la deuxième moitié du livre, permet de faire monter la tension, puis l’angoisse, avec un auteur qui joue autant sur le côté psychologique que visuel de la terreur.

Surtout, ne fais pas l’impasse sur les annexes ! je suis toujours sceptique sur la lecture des « pièces jointes » à une histoire. Mais là, Stephen King nous livre deux nouvelles qui permettent d’appréhender l’histoire de Salem dans sa globalité, avec l’avant et l’après de la période à laquelle l’histoire prend place.

En bref

Salem obtient une place dans mon top 5 des livres les plus terrifiants de Stephen King et je le trouve absolument parfait comme lecture d’Halloween. Son ambiance de terreur cachée sous la banalité du quotidien m’a tenue dans une angoisse qui m’a valu de me coucher beaucoup trop tard !

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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Je te rejoins pour l’atmosphère, la tension qui monte, mais j’ai été un peu déçue par ce roman qui n’apporte pas grand-chose au mythe du vampire à mon goût. C’est bien mené, mais ça reste très classique.
    Je note cependant Simetière que je n’ai pas lu ! Je suis toujours à l’affût de bonnes recommandations pour trouver mon prochain Stephen King (j’aime bien en lire un de temps en temps !)

    Aimé par 1 personne

    1. Alec dit :

      Ah, c’est sûr que le mythe du vampire sert de prétexte à l’horreur mais qu’au final, il n’est qu’à peine effleuré par l’auteur. Justement,c’est ce côté classique qui m’a plu en laissant de la place aux autres personnages et à la ville.
      Simetière est vraiment un de ses meilleurs pour moi !

      Aimé par 1 personne

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