Les quatre enquêtrices de la supérette Gwangseon – Gunwoo Jeon

Je déclare la saison des cosy mystery ouverte ! Je suis très saisonnière pour certaines lectures, et les cosy mystery – comme les Stephen King d’ailleurs – sont pour moi des lectures d’automne / hiver qui se dégustent pelotonnée sous un plaid, une tasse de chocolat chaud à la main.

Et pour cette rentrée, j’ai choisi l’exotisme avec Les quatre enquêtrices de la supérette Gwangseon qui est un roman sud-coréen. Il m’a fallu un petit temps d’adaptation culturelle, et passé ces premières pages, je me suis régalée avec cette enquête plus sombre qu’il n’y paraît et résolument féministe.

L’histoire

Dans une supérette de quartier, quatre femmes se retrouvent pour de petits travaux et de bons après-midi de papotages. Elles ont respectivement dans les 20, 30, 40 et 60 ans environ. Toutes s’ennuient auprès de maris qui rivalisent de paresse et de machisme. Alors, quand un exhibitionniste sévit dans le quartier, elles décident d’enquêter pour le faire arrêter.

Peu après, dans leur résidence composée d’une dizaine d’immeubles, un serial killer vient de reprendre ses activités après quelques années de pause. Sa spécialité : laisser près du corps de ses victimes sans tête un badge « smiley ».

Ensemble, pour gagner la prime qui paiera le divorce de l’une d’elles, bravant mille dangers, les quatre Sherlock Holmes de la supérette vont se lancer aux trousses de l’assassin.

Mon avis

Qu’elles sont attachantes, ces quatre enquêtrices ! Sous-estimées par la gent masculine dans son ensemble, et leurs maris en particulier, elles s’ennuient, coincées dans des vies trop étroites où elles sont sans cesse ramenées aux tâches ménagères par des hommes bornés et misogynes.

Soudées et pugnaces, elles vont s’attacher à sortir de leur morosité et à renverser l’ordre des choses en se lançant dans une enquête rocambolesque pour coincer « Boules de mulot », l’exhibitionniste du quartier.

Si cela n’est pas évident de prime abord, l’affection profonde qui les unit va se révéler au fur et mesure de l’avancée de l’enquête.

Toutefois, l’enquête prend un tour beaucoup plus sombre et se transforme presque en thriller classique avec l’apparition d’un serial killer.

J’ai beaucoup aimé Miri, leader dans le lancement du groupe d’enquêtrices, pour son ingéniosité, sa débrouillardise et son côté fonceur que rien n’arrête.

C’est un livre féroce et drôle, l’humour est très présent, les hommes sont dépeints au vitriol et j’ai adoré voir ces quatre femmes ruer dans les brancards de l’ordre établi pour se réinventer.

Au-delà, c’est aussi un livre qui questionne sur la place de la femme dans la société sud-coréenne.

En bref

J’ai beaucoup aimé découvrir ces quatre enquêtrices et je les retrouverais avec plaisir dans une future enquête !

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Isa dit :

    J’aimerais bien les retrouver aussi!

    Aimé par 1 personne

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