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Il était une fois… Tel est le thème choisi par Bettie Rose cette semaine. Et franchement, il m’a donné du fil à retordre ce thème ! Car il m’a fait immédiatement penser à des genres littéraires que je ne lis que très peu, voir pas du tout : fantasy, SF… Je me suis d’ailleurs défiée moi-même cette année : j’ai décidé de sortir de ma zone de confort livresque et de m’attaquer à des genres que je ne connais pas, et ceux-ci en feront bien sûr partie !

Mais revenons à nos moutons. Les thèmes du Throwback Thursday me font assez souvent penser à une pelote de laine. Dans un premier temps, vous vous demandez comment le dérouler et vous chercher le début de la pelote, et une fois que vous l’avez trouvé, vous vous régalez !

Et bien là, c’est exactement le cas. D’un coup, j’ai trouvé mon fil conducteur : il était une fois… Le début des contes… Quel livre a bien pu me faire penser à un conte ? J’ai pensé couleurs, saveurs, odeurs, voyages, magie… Et ce cocktail m’a rappelé Les enfants de minuit de Salman Rushdie.

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Saleem Sinai, le héros de cet extraordinaire roman picaresque, est né à Bombay le 15 août 1947, à minuit sonnant, au moment où l’Inde accède à l’indépendance. Comme les mille et un enfants nés lors de ce minuit exceptionnel, il est doté de pouvoirs magiques et va se retrouver mystérieusement enchaîné à l’histoire de son pays.  » J’ai été un avaleur de vies, dit-il, et pour me connaître, moi seul, il va vous falloir avaler également l’ensemble.  » Alors se déroule sous nos yeux l’étonnante et incroyable histoire de la famille Sinai : disputes familiales, aventures amoureuses, maladies terribles, guérisons miraculeuses – un tourbillon de désastres et de triomphes…

Ce récit baroque et burlesque est aussi un pamphlet politique impitoyable. Élu en 2008 meilleur Booker Prize de l’histoire du prestigieux prix anglais, ce roman paru en 1980 a profondément influencé la littérature anglo-saxonne des trente dernières années.

Pour être tout à fait honnête, je ne me souviens pas bien de l’histoire, car ça doit bien faire quasiment 20 ans que je l’ai lu. En revanche, je me souviens parfaitement des sensations associées à la lecture. Odeurs d’épice, chaleur touffue, ocre de la terre et des bâtiments, bleu du ciel…Coup de foudre immédiat pour l’Inde et sa culture qui ne s’est pas démenti depuis. Lire Les Enfants de minuit, c’est écouter Salman Rushdie vous conter son histoire, vous raconter son pays merveilleux et cruel. C’est embarquer dans un conte moderne, magique et politique.

Vous pouvez retrouver tous les liens du Throwback Thursday ici.

 

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